A propos de l’égalité des chances

République et critères ethniques

Le Comité, présidé par Simone Veil, chargé de "Redécouvrir le préambule de la Constitution", soutient qu’il est possible de conduire des politiques "d’action positive" sans les fonder sur des critères ethniques.

Le président de la République, lors d’un discours prononcé à la mi-décembre 2008 à l’École polytechnique, en a adopté les conclusions en ces termes : "répondre au défi de la diversité en recourant à des critères ethniques ou religieux conduirait à prendre le risque de dresser les unes contre les autres des communautés rivales et au fond à enfermer chacun dans son identité et son histoire, alors même qu’il s’agit de le faire accéder à une citoyenneté pleine et entière." "Et de toute manière, comment définir des critères ethniques objectifs sans prendre le risque de réveiller de vieux démons, ou des critères religieux, sans prendre le risque de remettre en cause le principe de laïcité qui permet à toutes les croyances religieuses de cohabiter en paix au sein de la République ? Tel est d’ailleurs le sens du rapport que m’a remis ce matin la commission présidée par Simone Veil, rapport que je fais mien et qui démontre que nous n’avons pas besoin de changer notre Constitution pour rendre réelle l’égalité des chances." […] "C’est par le critère social qu’il faut prendre le problème, parce que les inégalités sociales englobent toutes les autres. […] En réduisant toutes les fractures sociales, on réduira du même coup toutes les fractures ethniques, religieuses ou culturelles".

http://www.elysee.fr/president/les-dossiers/diversite/egalite-des-chances/ouverture-de-l-enseignement-superieur-a-la-diversite/discours-de-palaiseau-17-decembre-2008/diversite-et-egalite-des-chances.6820.html

Mise à jour : 1er octobre 2010

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